mardi 24 juillet 2018

La région de Battambang et une belle rencontre

Comme prévu, Scorpio, notre chauffeur de tuk-tuk de la veille est prêt à l'heure prévue pour la découverte des environs de Battambang et c'est avec Romane et Lucie que aurons le plaisir de faire cette agréable visite.
Situé  à une dizaine de km au nord de la ville, le site de Ek Phnom sera notre première visite de la journée. Là  où  certains verront un tas de pierres  entouré d'un lac de lotus, nous y voyons un style typique hindou du 11ème siècle  comme nous devrions en voir d'autres dans les prochains jours.  Malheureusement, le temps  et l'histoire sont passés  par là  et l'entretien s'avère limités. Juste à côté ont été érigés, ces dernières années,des temples au style plutôt rococo  voir naïf pour certaines peintures. Quand aux moines en ciment dans la bâtisse en béton sous le bouddha lui aussi en ciment creux, je doute qu'il rentre un jour au patrimoine de l'humanité.
Direction ensuite une maison où  l'on nous explique la fabrication des feuilles de riz,  vous savez celles qui servent à fabriquer les rouleaux de printemps. Faut dire que la région semble être le grenier à  riz  du pays quand on voit ces immensités de rizières d'un joli vert sur ce plat pays qui ne sera pas sans rappeler celui de Lucie et Romane 😉.
Passons à la série de photos et selfies sur le "golden gate" permettant tout juste de passer à pied ou en 2 roues sur ce pont suspendu,  pour immortaliser ce qui restera de bons souvenirs.
Pause déjeuner aux pieds du Banon hill  histoire de prendre des forces avant ce qui sera notre première ascension de la journée: plus de 370 marches,  dont la difficulté  va grandissante au fur et à mesure et qui nous font perdre quelques quantités  d'eau. Là haut, les vestiges de temples ont eux aussi largement souffert du temps et des événements. Même si des renforts permettent aux principaux monuments de se maintenir debout, il serait dommage de ne rien faire. Le panorama annoncé est plus que limité  car la nature est ici luxuriante  et que de grands arbres font obstruction aux points de vue.
Séquence poussière en tuk-tuk ensuite pour rejoindre la route en terre très empruntée par les camions allant et venant de la carrière de roche ocre.  Mais le paysage coloré  des champs de riz nous fait vite oublier ce désagrément.
Le périple continue par la visite à pied s'il vous plaît, n'en  déplaise  aux 4x4 et scooters, du Phnom Sampov dont l'ascension nous aura fait mouillé  plus que la chemise. Après la visite des caves ayant notamment servi  aux Khmers Rouges à exterminer de façon barbares leurs compatriotes à  la fin des années  1970, nous ne regrettons en rien l'ascension jusqu'aux pagodes. Panorama impressionnant, démonstration que la vie est belle pour les quantités de singes vivant sur ce site  en totale liberté et moines bouddhistes officiant dans l'un des temples.
Malgré ce programme chargé, il nous reste encore une ligne sur notre liste: c'est l'envol des chauve-souris qui a lieu chaque jour à la tombée  de la nuit depuis une immense caverne. Le spectacle se fait attendre comme un feu d'artifice mais sans connaître l'heure même si certaines lancent des paris.
Des dizaines de milliers de ces "bats" s'envolent sans discontinu pour aller chercher leur nourriture favorite: les moustiques qui eux aiment bien qui vous pensez.
La nuit tombe et il faut penser à quitter ce Phnom Sampov pour retrouver à une vingtaine de kilomètres Battambang où nous continuons cette belle journée  en compagnie de notre charmante  amies nordistes que nous  n'oublierons pas.





lundi 23 juillet 2018

Battambang

Mettre le réveil  pendant les vacances...pour la bonne cause. Notre chauffeur est prêt à l'heure matinale  convenue pour nous transporter  à Battambang, deuxième étape prévue.  La durée du trajet est donnée en temps et non en kilomètres comme dans toutes ces contrées où  la conduite revêt plus un caractère  d'instinct que de respect d'un code de la route. 5 bonnes heures  à dépasser imprudemment par la droite ou la gauche,  à  jouer du klaxon, à  dépasser allègrement  les limitations  de vitesse et tout ça  en restant zen et sans jamais s'énerver. Sincèrement on a déjà eu dans plusieurs pays l'occasion de tester les conduites des uns et des autres, on serre quand même souvent les poings et on respire  quand le danger est passé. La conduite reste aussi un spectacle inoubliable. On se voit mal conduire nous même dans cette jungle et préférons laisser lâchement ce plaisir  aux cambodgiens.
Notre hôtel, en première ligne du guide du routard, est propre: tout est dit. Pour le reste, ça ressemble à  ces bâtiments d'inspiration des pays de l'est pendant la guerre froide: rectiligne,  austère, totalement has been (vintage diront certains) et triste. Mais on y est bien accueilli et on s'y sent bien.
On voit bien qu'on a quitté  la capitale car ici c'est la campagne,  même si cette ville reste une ancienne capitale du pays avec 250000 habitants. On le voit notamment par l'offre  de restauration; moins fournie mais surtout beaucoup moins chère  (on déjeune et dîne  pour moitié moins qu'un petit déjeuner à Phnom Penh) et ça reste excellent. Autre signe de difference, le marché dans  lequel il n'existe pas de souvenirs  pour touristes et où aucun des vendeurs n'accroche et nous laisse regarder. Il faut dire aussi que rares sont ceux qui connaissent une autre langue  que le khmer.
Nous apprécions aussi  beaucoup leur gentillesse et leurs sourires et découvrons qu'ils aiment entretenir leur forme en pratiquant, en fin d'après midi dans les parcs, de la marche,  des exercices, de la danse rythmée dans une ambiance toujours décontractée et le sourire, toujours.

dimanche 22 juillet 2018

Journée royale et marché

Après les émotions d'hier, place au tourisme pur. Visite ce matin avant 11 heures, heure de fermeture, du palais royal situé  à 5 minutes en tuk-tuk de l'hôtel. Visite assez rapide car on ne peut visiter qu'une partie, mais visite agréable en une heure des diverses édifices  d'un style classique dans la région.  On peut regretter le côté  poussiéreux de certaines expositions mais l'ensemble est très  harmonieux. La pluie nous a permis de faire une pause très courte mais l'atmosphère restera néanmoins lourde. En nous inspirant d'un guide nous parcourons ensuite à pied, la partie nord de ces imposants monuments  jusqu'au temple Wat Phom situé sur le point culminant de la ville à 27 mètres d'altitude  quand même. Puis nos déambulations nous conduisent vers le marché  central, bâtiment construit  dans les années coloniales par les français. Multitude de couleurs, odeurs, bruits et atmosphères font de ce marché un incontournable. On passe aisément d'une boutique de sous vêtements à un vendeur de high tech ou un marchand de poissons, tout proche d'un bijoutier... les vendeurs restent courtois et non insistants et bien sûr  avec leur éternel sourire. Il faut bien sûr tout négocier à défaut de payer plein pot. Nous nous  risquons une nouvelle fois  à déjeuner  dans ces tous petits  restos  familiaux, assis sur des tabourets en plastique autour de la table qui sert d'étalage, de table de cuisson, tout ça dans un état presque propre. Mais on y mange des plats frais préparés  sous nos yeux à un prix défiant toute concurrence.
Nous finirons l'après-midi à flâner dans les rues tout autour de notre quartier en profitant aussi des terrasses agréables des bars pour se rafraîchir. La nuit tombe vers 18h30 ce qui "pousse" les gens à aller manger assez tôt.

samedi 21 juillet 2018

Journée riche en émotions mais qui en vaut la Penh

Première de ces émotions : le réveil. Le décalage horaire et la fatigue ont fait que c'est vers 10 h moins le quart qu'on  a  ouvert l'oeil. Soit on met ça sur le calme de la chambre, soit sur le fait qu'il n'est que 4h45 chez nous. Rapidement près, notre chauffeur de tuk-tuk lui aussi fin prêt nous propose à  nouveau ses services. Notre heure tardive de réveil nous fait inverser notre programme ;  c'est donc un programme "histoire locale" qui va principalement mener notre journée.
Première visite, située  à  une quinzaine de km de la ville, le mémorial  du génocide  de Choeung Ek, aussi appelé "Killing fields" ce qui n'augure rien de bien gai. Pour faire rapide, l'histoire récente de ce pays fait qu'entre 1975 et 1979, une tragédie a  profondément bouleversé ce néanmoins  magnifique pays. La prise de pouvoir  par Pol Pot, pourfendeur de la théorie communiste qu'il a appris en France, s'est soldée  par une véritable extermination de tous ceux qu'il  considérait  comme ennemi, et par  ennemi on peut voir très large. En effet, les fameux Khmers Rouges, après avoir vider les villes de leurs habitants en les jetant sur les routes, ont ensuite mené une vaste politique de terreur  qui a coûté  la vie à plus de 3 millions de cambodgiens. Ce site fut un des lieux où  furent exécutés plus de 20000 personnes considérées le plus souvent à  tort comme dangereux pour le pays. Comment imaginer qu'on puisse  tuer même des enfants sur ce principe et encore plus de façon  barbare.
L'endroit est chargé  d'émotions, l'atmosphère est pesant et oblige au respect et au recueillement.
Second site très émouvant: le S21, un ancien lycée  reconverti pendant ces même années en centre de détention et surtout de torture. Afin d'exterminer  le maximum de personnes, toutes les méthodes étaient  bonnes pour faire avouer le moindre soupçon (porter des lunettes était par exemple un signe qui pouvait faire croire que vous étiez un danger pour le pays). La visite des 3 bâtiments est aussi difficile à supporter. Les avertissements souvent répétés par l'audio-guide n'empêchent pas d'essayer de comprendre l'incompréhensible. La dernière partie devient particulièrement insupportable.
Ce sont deux étapes difficiles, mais on ne peut pas prendre que le superficiel quand on visite un pays et oublier les traumatismes de son peuple.
Sinon, notre journée à quand même été  agrémentée d'une visite du marché  appelé Russe, mais qui reste un marché typiquement asiatique: c'est comme ça qu'on les aime, avec toutes ses échoppes dans un véritable labyrinthe et pour finir un repas pris sur un tabouret avec les plats préparés en live devant nous. C'est  du simple et bon tout simplement.

vendredi 20 juillet 2018

Phom Penh, première découverte

Comme prévu, un chauffeur de tuk-tuk nous attendait à la sortie de l'aéroport avec une pancarte. Les formalités d'entrée ont été simples et rapides grâce aux e-visas commandés en ligne avant le départ; ça facilite surtout le fait de ne pas attendre après toutes ces heures passées entre les avions et les heures de "boarding" auxquelles il faut rajouter 5 heures de décalage horaire.

Une petite demi-heure après l'atterrissage, on dispose de notre chambre que nous nous empressons d'échanger pour une chambre avec salle de bain intégrée, moyennant un petit supplément de 5 dollars évidemment. On n'a pas trop envie de bénéficier des toilettes  communes, éloignées de notre petite chambre borgne.
3 jours dans la capitale, alors pas de précipitation...on a passer l'après-midi à flâner pour nous repérer.
Première démarche nécessaire: retirer de l'argent et ici on a le choix entre retirer en monnaie locale ou en dollars. Pour nous ça sera l'option 2, surtout qu'avec un dollar qui vaut environ un euro, on va simplifier aussi les calculs. D'ailleurs tous les prix sont affichés dans les deux monnaies.
Deuxième mission du jour, trouver une carte SIM pour notre téléphone, toujours pour simplifier les choses. Avec un peu de chance, dans la boutique de téléphonie, nous tombons sur une cliente française qui nous aide à faire le choix et qui nous donne quelques explications non seulement sur la téléphonie locale mais aussi sur l'utilisation des tuk-tuk, le taxi local.
Et puis ça sera tout pour cette première petite journée quand même bien chargée.
Dîner au deuxième étage sur la terrasse très agréable de notre hôtel, bien au calme dans une impasse à  l'abri des moteurs de scooters. Et du calme...nous en avons besoin 

entrée du Feliz Hotel






jeudi 19 juillet 2018

En vol vers... la Suisse....puis l'Asie

Première escale très rapide à Zurich en raison d'un retard au départ de Roissy. Tout juste le temps de descendre de notre premier avion pour embarquer quasi immédiatement dans celui qui nous emmène  à Bangkok où  on vient d'arriver; même  pas le temps de faire un coucou à  nos amis Suisses😚
Premiers effets du décalage  horaire: réveillés  à 2h25 pour manger une omelette 😴

jeudi 12 juillet 2018

LE PARCOURS SUR PLACE

3 semaines passées sur place. Nous avions programmé un parcours avec des pauses assez longues pour profiter au maximum, notamment sur les plages du sud en fin de séjour.
Afin de réduire les temps de transport, nous avons également prévu un vol domestique entre Siem Rep et Sihanoukville (1h de vol contre une douzaine d'heures en bus)



parcours sur place

Arrivée à Phnom Penh (3 jours)
Etapes:
- Battambang (3 jours)
- Siem Rep (4 jours)
- Koh Rong Sanloem (5 jours)
- Kampot (4 jours)
retour à Phnom Penh (2 jours)

le Cambodge en quelques mots, cartes et chiffres

Pour comparer, le pays est 3.5 fois plus petit de la France et la population (15 millions d'habitants) 4.5 fois moins élevée. Le pays est coincé entre la Thaïlande, le Laos et le Vietnam en bordure du golfe de Thaïlande.

pour situer sur une carte:


carte du Cambodge



Le pays est situé à 9900 km de la France à une latitude correspondant à celle du Burkina Faso soit 3500 km plus au sud que nous.

5 heures: c'est le décalage horaire entre la France et le Cambodge, autrement dit quant il est midi à Paris, il est déjà 17 heures à Phnom Penh.
en ce moment le Cambodge vie à cette heure là: cliquez ici