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samedi 21 juillet 2018

Journée riche en émotions mais qui en vaut la Penh

Première de ces émotions : le réveil. Le décalage horaire et la fatigue ont fait que c'est vers 10 h moins le quart qu'on  a  ouvert l'oeil. Soit on met ça sur le calme de la chambre, soit sur le fait qu'il n'est que 4h45 chez nous. Rapidement près, notre chauffeur de tuk-tuk lui aussi fin prêt nous propose à  nouveau ses services. Notre heure tardive de réveil nous fait inverser notre programme ;  c'est donc un programme "histoire locale" qui va principalement mener notre journée.
Première visite, située  à  une quinzaine de km de la ville, le mémorial  du génocide  de Choeung Ek, aussi appelé "Killing fields" ce qui n'augure rien de bien gai. Pour faire rapide, l'histoire récente de ce pays fait qu'entre 1975 et 1979, une tragédie a  profondément bouleversé ce néanmoins  magnifique pays. La prise de pouvoir  par Pol Pot, pourfendeur de la théorie communiste qu'il a appris en France, s'est soldée  par une véritable extermination de tous ceux qu'il  considérait  comme ennemi, et par  ennemi on peut voir très large. En effet, les fameux Khmers Rouges, après avoir vider les villes de leurs habitants en les jetant sur les routes, ont ensuite mené une vaste politique de terreur  qui a coûté  la vie à plus de 3 millions de cambodgiens. Ce site fut un des lieux où  furent exécutés plus de 20000 personnes considérées le plus souvent à  tort comme dangereux pour le pays. Comment imaginer qu'on puisse  tuer même des enfants sur ce principe et encore plus de façon  barbare.
L'endroit est chargé  d'émotions, l'atmosphère est pesant et oblige au respect et au recueillement.
Second site très émouvant: le S21, un ancien lycée  reconverti pendant ces même années en centre de détention et surtout de torture. Afin d'exterminer  le maximum de personnes, toutes les méthodes étaient  bonnes pour faire avouer le moindre soupçon (porter des lunettes était par exemple un signe qui pouvait faire croire que vous étiez un danger pour le pays). La visite des 3 bâtiments est aussi difficile à supporter. Les avertissements souvent répétés par l'audio-guide n'empêchent pas d'essayer de comprendre l'incompréhensible. La dernière partie devient particulièrement insupportable.
Ce sont deux étapes difficiles, mais on ne peut pas prendre que le superficiel quand on visite un pays et oublier les traumatismes de son peuple.
Sinon, notre journée à quand même été  agrémentée d'une visite du marché  appelé Russe, mais qui reste un marché typiquement asiatique: c'est comme ça qu'on les aime, avec toutes ses échoppes dans un véritable labyrinthe et pour finir un repas pris sur un tabouret avec les plats préparés en live devant nous. C'est  du simple et bon tout simplement.

vendredi 20 juillet 2018

Phom Penh, première découverte

Comme prévu, un chauffeur de tuk-tuk nous attendait à la sortie de l'aéroport avec une pancarte. Les formalités d'entrée ont été simples et rapides grâce aux e-visas commandés en ligne avant le départ; ça facilite surtout le fait de ne pas attendre après toutes ces heures passées entre les avions et les heures de "boarding" auxquelles il faut rajouter 5 heures de décalage horaire.

Une petite demi-heure après l'atterrissage, on dispose de notre chambre que nous nous empressons d'échanger pour une chambre avec salle de bain intégrée, moyennant un petit supplément de 5 dollars évidemment. On n'a pas trop envie de bénéficier des toilettes  communes, éloignées de notre petite chambre borgne.
3 jours dans la capitale, alors pas de précipitation...on a passer l'après-midi à flâner pour nous repérer.
Première démarche nécessaire: retirer de l'argent et ici on a le choix entre retirer en monnaie locale ou en dollars. Pour nous ça sera l'option 2, surtout qu'avec un dollar qui vaut environ un euro, on va simplifier aussi les calculs. D'ailleurs tous les prix sont affichés dans les deux monnaies.
Deuxième mission du jour, trouver une carte SIM pour notre téléphone, toujours pour simplifier les choses. Avec un peu de chance, dans la boutique de téléphonie, nous tombons sur une cliente française qui nous aide à faire le choix et qui nous donne quelques explications non seulement sur la téléphonie locale mais aussi sur l'utilisation des tuk-tuk, le taxi local.
Et puis ça sera tout pour cette première petite journée quand même bien chargée.
Dîner au deuxième étage sur la terrasse très agréable de notre hôtel, bien au calme dans une impasse à  l'abri des moteurs de scooters. Et du calme...nous en avons besoin 

entrée du Feliz Hotel