vendredi 3 août 2018

Kep, poivre, crabe & poussière

Bien décidés à suivre les conseils de Ninon et ses parents (merci à eux, ils se reconnaîtront ), nous louons un deux roues pour une modique somme, bols compris pour découvrir une région  à  deux spécialités.
Après avoir déjà pas mal respiré  de poussière sur la route en chantier, nous rejoignons  via la route qui va vers le Vietnam  tout proche (45 km) une ferme de culture du poivre, là où a travaillé  Ninon lors de son périple asiatique de l'an dernier.  Au bout d'une piste faite de pierre et de roche assez  rouge pour repeindre notre scooter, nous découvrons la culture des divers poivres, qu'ils soient rouges, noirs, verts ou blancs. La visite est instructive et en français  (ca permet de tout comprendre). Sothy, la propriétaire de ces quelques 800 pieds de poivriers sur 2 hectares a  développé  une belle activité pour promouvoir "le meilleur  poivre du monde ". Faut reconnaître  qu'il est excellent et n'a rien à  envier à Mr Ducroc.
Nous enfourchons à  nouveau notre  valeureuse monture désormais rouge, pour filer sur la côte  pour y découvrir Kep, une station balnéaire construite par des français et dont la spécialité, en plus de se valoriser comme   la "St Tropez cambodgienne" mais sans la foule,  est d'être  la station où  il faut manger  le crabe au poivre dans un des restos en bord de mer. Nous nous refusons à  nous opposer à ce grand plaisir évidemment. Quel régal de déguster avec les mains  bien grasses ces charmants crustacés au Kimly,  qui semble être un repère de français et où on retrouve d'autres compatriotes déjà rencontrés auparavant.
Petit tour à la plage pour vraiment s'assurer  qu'il n'y a vraiment pas grand monde  dans cette station pourtant dotée de très larges boulevards et où  tout semble respirer les bienfaits d'une telle station.
Sur la route du retour, nous profitons de l'indépendance  autorisée par le deux roues pour nous perdre sur un petit chemin en campagne et y rencontrer  des paysans travaillant  dans les rizières. Malheureusement,  ils ne parlent que le kmer et il est difficile de discuter.  Nous comprenons qu'il s'agit de la période  de plantation du riz, totalement  fait à la main par des paysans qui ne sont pas riches, loin d'en faut.
Quel plaisir de pouvoir rencontrer ces gens souriants,  accueillants et simples.
Sur le retour, tout près de Kampot, nous en rencontrons deux autres car forcés  de s'arrêter  en raison d'une grosse pluie qui commence,  nous cherchons à nous réfugier. Deux jeunes hommes, assis dans ce qui doit être un garage  nous invitent à  rentrer  et à  nous assoir en attendant.  Nos discours se limiterons une fois de plus à des sourires,  des courbettes comme ils savent si bien le faire et quelques photos. Heureusement que nous ne sommes pas en panne: le matériel dont dispose le "garagiste" devant tenir dans une seule de nos valises de voyage.
La traversée, au retour, de la même section de route en travaux nous fait maintenant  ressembler à des mineurs de fonds, le gris de la poussière couvrant même le bronzage! On comprend pourquoi certains mettent des casques ou des masques.  Ce n'est pas pour la sécurité  mais pour pouvoir traverser des nuages de poussière 😎. Toutefois,  on reconnaît qu'ils roulent assez prudemment et pas très vite quand ils sont en deux roues, mais dès qu'il s'agit  de bus, camions ou 4x4, je fonce! et j'avertis mon arrivée  par klaxon.
C'est la loi du plus gros, loi à laquelle on s'accoutume très vite.


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