samedi 4 août 2018

Kampot et la mousson

Notre  programme bien établi  pour la matinée doit être interrompu par la météo. Nous avons bien pu prendre en scooter la direction du parc national de Bokor, gravir tranquillement les très nombreux virages, parfois très serrés pour atteindre un grand bouddha au premier sommet, mais dans les nuages à l'arrivée, ce qui gâche non pas la vue sur le bouddha massif et  pas terrible esthétiquement , mais surtout la vue panoramique qu'offre normalement  ce site. La météo  peu clémente fait que les gardiens du temple s'amusent à  jeter des fruits à une ribambelle  de singes faisant ainsi le spectacle à  regarder sans trop s'approcher de ces animaux vifs et chapardeurs.  Nous souhaitions continuer sur cette même  route mais avons du rebrousser chemin au bout de quelques kilomètres,  pris dans un temps imitant  une tempête d'equinoxe en Bretagne. Les bâches pour nous protéger  au mieux,  la tête dans les épaules, le nez dans le guidon, nous étions bien contents de retrouver notre hôtel après une trentaine de kilomètres dans cette situation où  la pluie n'a pas cessé  un seul instant,  sauf quand on est arrivé 😆.
Toujours aussi téméraires,  juste le temps de se sécher un peu et direction les marais salants au sud de la ville. Ce n'est certes pas la saison, mais on a pu découvrir de beaux paysages et de belles rencontres, toujours avec cette pluie de mousson aussi menaçante.  De fait, nos bâches en plastique d'un design prouvé ne nous quittent plus et nous avons bien fait: de véritables trombes d'eau s'abattent sur la région  de façon régulière, ce qui reste un vrai  spectacle pour nous (facile à  dire quand on est couvert  et qu'on ne le subit que quelques jours  alors qu'ici ça dure plusieurs mois et qu'il faut vivre avec). Même si l'activité  ralentit pendant ces impressionnantes averses, à  peine ont elles cessé que tout reprend comme si de rien était... jusqu'à  la prochaine.
Cette ville est très agréable et comme on les aime. Mais il y a quand même  une chose qui nous dérange: c'est le nombre d'hommes occidentaux  âgés  et seuls qui vivent ici. Une grande partie squatte  les nombreux bars en buvant verres sur verres en fumant des cigarettes sans doute en chocolat. Leur état de santé n'est généralement pas des meilleurs, mais ce qui gêne le plus c'est  d'imaginer qu'une partie d'entre eux est certainement là  pour  profiter de jeunes femmes cambodgiennes à  bon prix. L'image qu'ils donnent est des plus déplorables et nous n'avons aucunement envie de discuter avec ces pauvres types.
D'autres occidentaux  viennent ici profiter de prix très bas  pour louer de grosses motos très bruyantes et pétaradantes ainsi que s'offrir facilement des herbes autres que le poivre. On voit certains aller au resto  et se faire servir sans discrétion des sachets aux comptoirs. Nous profiterons pour notre part  des excellents BBQ de crevettes, de baracuda ou de poulpes servis dans les très nombreux restos pour un prix dérisoire agrémenté  d'une des bière locale, la Cambodia ou la Angkor.

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