lundi 6 août 2018

Vers Phnom-Penh

Dernier transfert de notre périple vers Phnom-Penh pour boucler la boucle. Les 150 km qui séparent Kampot de la capitale sont bâclés  en 3 heures qui nous ont parues longues. On a l'impression que le chauffeur, parti avec une petite heure de retard  veut la rattraper et roule  sans limite. Les 17 passagers du fourgon avec les bagages presque  sur les genoux  sont tous bien contents d'arriver à bon port intacts et sans heurt.
Nous avions réservé depuis Kampot un hôtel que nous avions repéré  lors de notre  précédent  passage dans ce quartier. Un vrai plaisir de retrouver cet établissement très chic avec un super accueil.
Petite balade dans divers quartiers qui démontrent les contrastes, entre ceux qui semblent très bien vivre et les autres, qui sont les plus nombreux qui vivent avec de tous petits moyens voire qui survivent.  Et tout ça alterne d'une rue à l'autre et se mélange.  Vers 18 heures; ça ressemble à  "la sortie des bureaux" . Nous restons quelques minutes à une intersection, abasourdis par la circulation plus que soutenue  dans un capharnaüm et une désorganisation totale.  La conduite cambodgienne c'est la simplicité même: je vais au plus court, je coupe la route, je prends le rond point à  l'envers si c'est plus court, je klaxonne  pour indiquer que j'arrive derrière  toi car ici on ne regarde que devant. C'est à celui qui arrive de derrière de s'adapter.
Et tout ça, sans aucun stress comme toujours.

dimanche 5 août 2018

Marché et bateau à Kampot

Comme nous l'avons découvert , il existe  à  Kampot un marché local ouvert le matin. Situé assez proche du centre, nous avons décidé  d'y passer la matinée. Que de couleurs, d'odeurs, de bruits et de mélanges! C'est un vrai marché local, couvert et très bien achalandé. Pas question de trouver ici les produits "made in China"  pour les touristes, d'ailleurs nous n'en verrons pas d'autres, ce qui fait que quasiment personne ne parle autre chose que le khmer. Ici se retrouve toute la campagne environnante pour acheter et vendre de tout,  principalement des fruits, légumes, tout ce qui sort de la mer et une partie "textile". On y trouve également des échoppes où on peut se restaurer, mais on a réussi à ne pas être  perturbé  intestinalement  jusqu'à présent, on ne tentera pas. Tout se mélange, chaque stand parfois ridiculement petit trouve sa place dans ce dédale, avec un caniveau central qu'il ne faut pas oublier. Nous arrivons néanmoins,  malgré la barrière de la langue à faire quelques achats. Nous nous risquons même à acheter des gâteaux dont on ne connaît ni le nom, ni la composition. Les allées  sont très serrées, le plafond est très bas, la lumière faible et l'ensemble reste quand même assez poussiéreux. Mélangez  à tout ça une odeur de poissonnerie, plus des gargotes faisant frire un peu de tout, des orfèvres  fabricant des colliers et bracelets au chalumeau et un brouhaha permanent: vous êtes bien sur un vrai marché  asiatique, ceux qu'on aime  pour leur rusticité, leur simplicité et leur réelle  représentation de ce que vivent les cambodgiens en dehors des circuits suivis par les touristes. Les vendeurs sont assis à  même le sol ou directement sur le stand,  même les vendeurs de poisson; imaginez un instant: à  notre passage une femme assise par terre  prend une poignée de crevettes dans une grande bassine où baignent les petites bêtes et nous  les propose pour emporter. Avec un  sourire, on la remercie et nous lui faisons comprendre qu'on n'a rien pour les faire cuire ou alors on les gardera en bagages à  main dans l'avion pour les offrir à nos amis.
Dans l'après midi, retour sur un bateau pour faire une balade d'une heure trente sur la rivière qui traverse la ville. On nous promet: vue du soleil couchant, observation des lucioles et deux bières. Sympathique balade en semi nocturne sur une espèces de péniche  fabriquée  sur trois coques de bateau et dont le toit est calculé tout juste pour passer sous le pont proche de notre hôtel.  Des 3 choses prévues nous n'en validerons qu'une. Le temps est à  la pluie, donc point de soleil et les lucioles ont peut être eu peur de la musique un peu forte de notre embarcation. De retour sur la terre ferme, nous nous délectons une nouvelle fois des crevettes et poissons cuits au BBQ dans l'un des restos sur le bord de rivière. Il nous faut en profiter car demain, nous quitterons la côte  et le poisson  pourrait être  moins frais.

samedi 4 août 2018

Kampot et la mousson

Notre  programme bien établi  pour la matinée doit être interrompu par la météo. Nous avons bien pu prendre en scooter la direction du parc national de Bokor, gravir tranquillement les très nombreux virages, parfois très serrés pour atteindre un grand bouddha au premier sommet, mais dans les nuages à l'arrivée, ce qui gâche non pas la vue sur le bouddha massif et  pas terrible esthétiquement , mais surtout la vue panoramique qu'offre normalement  ce site. La météo  peu clémente fait que les gardiens du temple s'amusent à  jeter des fruits à une ribambelle  de singes faisant ainsi le spectacle à  regarder sans trop s'approcher de ces animaux vifs et chapardeurs.  Nous souhaitions continuer sur cette même  route mais avons du rebrousser chemin au bout de quelques kilomètres,  pris dans un temps imitant  une tempête d'equinoxe en Bretagne. Les bâches pour nous protéger  au mieux,  la tête dans les épaules, le nez dans le guidon, nous étions bien contents de retrouver notre hôtel après une trentaine de kilomètres dans cette situation où  la pluie n'a pas cessé  un seul instant,  sauf quand on est arrivé 😆.
Toujours aussi téméraires,  juste le temps de se sécher un peu et direction les marais salants au sud de la ville. Ce n'est certes pas la saison, mais on a pu découvrir de beaux paysages et de belles rencontres, toujours avec cette pluie de mousson aussi menaçante.  De fait, nos bâches en plastique d'un design prouvé ne nous quittent plus et nous avons bien fait: de véritables trombes d'eau s'abattent sur la région  de façon régulière, ce qui reste un vrai  spectacle pour nous (facile à  dire quand on est couvert  et qu'on ne le subit que quelques jours  alors qu'ici ça dure plusieurs mois et qu'il faut vivre avec). Même si l'activité  ralentit pendant ces impressionnantes averses, à  peine ont elles cessé que tout reprend comme si de rien était... jusqu'à  la prochaine.
Cette ville est très agréable et comme on les aime. Mais il y a quand même  une chose qui nous dérange: c'est le nombre d'hommes occidentaux  âgés  et seuls qui vivent ici. Une grande partie squatte  les nombreux bars en buvant verres sur verres en fumant des cigarettes sans doute en chocolat. Leur état de santé n'est généralement pas des meilleurs, mais ce qui gêne le plus c'est  d'imaginer qu'une partie d'entre eux est certainement là  pour  profiter de jeunes femmes cambodgiennes à  bon prix. L'image qu'ils donnent est des plus déplorables et nous n'avons aucunement envie de discuter avec ces pauvres types.
D'autres occidentaux  viennent ici profiter de prix très bas  pour louer de grosses motos très bruyantes et pétaradantes ainsi que s'offrir facilement des herbes autres que le poivre. On voit certains aller au resto  et se faire servir sans discrétion des sachets aux comptoirs. Nous profiterons pour notre part  des excellents BBQ de crevettes, de baracuda ou de poulpes servis dans les très nombreux restos pour un prix dérisoire agrémenté  d'une des bière locale, la Cambodia ou la Angkor.

vendredi 3 août 2018

Kep, poivre, crabe & poussière

Bien décidés à suivre les conseils de Ninon et ses parents (merci à eux, ils se reconnaîtront ), nous louons un deux roues pour une modique somme, bols compris pour découvrir une région  à  deux spécialités.
Après avoir déjà pas mal respiré  de poussière sur la route en chantier, nous rejoignons  via la route qui va vers le Vietnam  tout proche (45 km) une ferme de culture du poivre, là où a travaillé  Ninon lors de son périple asiatique de l'an dernier.  Au bout d'une piste faite de pierre et de roche assez  rouge pour repeindre notre scooter, nous découvrons la culture des divers poivres, qu'ils soient rouges, noirs, verts ou blancs. La visite est instructive et en français  (ca permet de tout comprendre). Sothy, la propriétaire de ces quelques 800 pieds de poivriers sur 2 hectares a  développé  une belle activité pour promouvoir "le meilleur  poivre du monde ". Faut reconnaître  qu'il est excellent et n'a rien à  envier à Mr Ducroc.
Nous enfourchons à  nouveau notre  valeureuse monture désormais rouge, pour filer sur la côte  pour y découvrir Kep, une station balnéaire construite par des français et dont la spécialité, en plus de se valoriser comme   la "St Tropez cambodgienne" mais sans la foule,  est d'être  la station où  il faut manger  le crabe au poivre dans un des restos en bord de mer. Nous nous refusons à  nous opposer à ce grand plaisir évidemment. Quel régal de déguster avec les mains  bien grasses ces charmants crustacés au Kimly,  qui semble être un repère de français et où on retrouve d'autres compatriotes déjà rencontrés auparavant.
Petit tour à la plage pour vraiment s'assurer  qu'il n'y a vraiment pas grand monde  dans cette station pourtant dotée de très larges boulevards et où  tout semble respirer les bienfaits d'une telle station.
Sur la route du retour, nous profitons de l'indépendance  autorisée par le deux roues pour nous perdre sur un petit chemin en campagne et y rencontrer  des paysans travaillant  dans les rizières. Malheureusement,  ils ne parlent que le kmer et il est difficile de discuter.  Nous comprenons qu'il s'agit de la période  de plantation du riz, totalement  fait à la main par des paysans qui ne sont pas riches, loin d'en faut.
Quel plaisir de pouvoir rencontrer ces gens souriants,  accueillants et simples.
Sur le retour, tout près de Kampot, nous en rencontrons deux autres car forcés  de s'arrêter  en raison d'une grosse pluie qui commence,  nous cherchons à nous réfugier. Deux jeunes hommes, assis dans ce qui doit être un garage  nous invitent à  rentrer  et à  nous assoir en attendant.  Nos discours se limiterons une fois de plus à des sourires,  des courbettes comme ils savent si bien le faire et quelques photos. Heureusement que nous ne sommes pas en panne: le matériel dont dispose le "garagiste" devant tenir dans une seule de nos valises de voyage.
La traversée, au retour, de la même section de route en travaux nous fait maintenant  ressembler à des mineurs de fonds, le gris de la poussière couvrant même le bronzage! On comprend pourquoi certains mettent des casques ou des masques.  Ce n'est pas pour la sécurité  mais pour pouvoir traverser des nuages de poussière 😎. Toutefois,  on reconnaît qu'ils roulent assez prudemment et pas très vite quand ils sont en deux roues, mais dès qu'il s'agit  de bus, camions ou 4x4, je fonce! et j'avertis mon arrivée  par klaxon.
C'est la loi du plus gros, loi à laquelle on s'accoutume très vite.


jeudi 2 août 2018

Cambodge ou Camb'EAU'dge?

Nous étions arrivés  il y a 4 jours sous  la pluie, nous repartons sous la pluie, moins forte qu'hier soir mais aussi moins forte que ce qui nous attend. A peine le bateau avait-il quitté  la baie qui met ce paradis à  l'abri, que les vagues se sont formées, le vent est monté et pendant toute la traversée jusqu'à Sihanoukville, on s'est pas mal fait rincer. L'appontage et le débarquement  ont été  aussi des plus périlleux, mais les cambodgiens savent prendre en charge et tout s'arrange.
Nous sautons dans un tuk-tuk puis directement dans un taxi "maison" qui pour un bon prix va nous emmener  directement au prochain  point de chute: Kampot. Quand on parle d'eau, on s'est encore  bien fait arroser tout au long du trajet d'une centaine de kilomètres avec une partie de route très mauvaise avec des trous rendus encore plus dangereux par la pluie  abondante et en arrivant tout juste à Kampot: le soleil!
Juste le temps de se repérer  un peu avant de découvrir cette région dont on nous dit le plus grand bien. La première impression de cette petite ville est bonne. On y retrouve le sourire des habitants qu'on avait un peu oublié  sur l'île où les  cambodgiens sont devenus les employés d'hôteliers étrangers,  parfois peu regardants.

mercredi 1 août 2018

Plage, siestes, canoë, lecture: c'est tout

La mousson semble nous épargner ce matin. Soleil radieux et forte chaleur dès le petit jour; un peu avant 6 heures. C'est vrai qu'à  force de dormir,  faire des siestes et se reposer, on est réveillé  tôt  le matin.
Et bien aujourd'hui, le programme sera aussi chargé  que la veille: RIEN comme aurait écrit sur son blog Louis XVI le jour de 14 juillet 1789. Sauf que nous on aura quand même fait une bonne longueur de plage à  la marche, lu sous une paillotte, refait des siestes, s'être  baignés plusieurs fois et avoir fait une balade en canoë.
On voit  bien que ne rien faire c'est compliqué  alors demain on remettra le pied  sur le continent.
La mousson arrivée subitement  en fin de journée nous accompagnera toute la soirée  avec des trombes d'eau  à faire déborder la mer. Pas de balade nocturne sur la plage 😓

mardi 31 juillet 2018

Ne rien faire à 360 degrés

Ne rien faire, des deux côtés

On n'a pas réussi à tenir. On n'a pas pu ne rien faire comme on aurait du le faire. On l'avoue. Le soleil nous a inspiré à aller voir ce qui se passe de l'autre côté  du pays où il faut ne rien faire. Un petit chemin de sable, en partie à travers la jungle avec ses bruits bizarres, on accède  au bout de 1,5 kilomètres à  l'autre "rien faire" de l'ile. Et là, c'est encore pire. Une très belle plage avec un peu plus de vent et des rouleaux et c'est tout. Mais faut quand même revenir sur l'autre  côté pour ne rien y faire.
En y arrivant, nous tombons nez à nez avec des personnes avec qui nous avons déjà voyagé,  notamment en bus entre Phnom-Penh  et Battambang,  puis entre Battambang  et Siem Reap, lieu où  nous nous étions séparés. Ça fait toujours plaisir de revoir des gens qu'on a déjà  côtoyé. Claudia, Roland et leur fille Lucia, Suisses de Lucerne, sont forts sympathiques  et les avons invités  à venir dîner avec nous dans notre resort.
Entre temps, nous avons quand même  réussi à ne rien faire de l'après midi en restant sur la plage sous une paillotte. Ah si: on a réussi à attraper de beaux coups de soleil
NB: même la connexion internet ne veux rien faire.