Dernier transfert de notre périple vers Phnom-Penh pour boucler la boucle. Les 150 km qui séparent Kampot de la capitale sont bâclés en 3 heures qui nous ont parues longues. On a l'impression que le chauffeur, parti avec une petite heure de retard veut la rattraper et roule sans limite. Les 17 passagers du fourgon avec les bagages presque sur les genoux sont tous bien contents d'arriver à bon port intacts et sans heurt.
Nous avions réservé depuis Kampot un hôtel que nous avions repéré lors de notre précédent passage dans ce quartier. Un vrai plaisir de retrouver cet établissement très chic avec un super accueil.
Petite balade dans divers quartiers qui démontrent les contrastes, entre ceux qui semblent très bien vivre et les autres, qui sont les plus nombreux qui vivent avec de tous petits moyens voire qui survivent. Et tout ça alterne d'une rue à l'autre et se mélange. Vers 18 heures; ça ressemble à "la sortie des bureaux" . Nous restons quelques minutes à une intersection, abasourdis par la circulation plus que soutenue dans un capharnaüm et une désorganisation totale. La conduite cambodgienne c'est la simplicité même: je vais au plus court, je coupe la route, je prends le rond point à l'envers si c'est plus court, je klaxonne pour indiquer que j'arrive derrière toi car ici on ne regarde que devant. C'est à celui qui arrive de derrière de s'adapter.
Et tout ça, sans aucun stress comme toujours.
Nous regroupons ici tout ce qui nous semble intéressant de partager lors de notre voyage au Cambodge en 2018. Si cela peut vous aider à découvrir de nouveaux horizons, adresses, pays, personnes, ou tout simplement savoir ce que nous vivons, alors soyez les bienvenus
lundi 6 août 2018
Vers Phnom-Penh
dimanche 5 août 2018
Marché et bateau à Kampot
Dans l'après midi, retour sur un bateau pour faire une balade d'une heure trente sur la rivière qui traverse la ville. On nous promet: vue du soleil couchant, observation des lucioles et deux bières. Sympathique balade en semi nocturne sur une espèces de péniche fabriquée sur trois coques de bateau et dont le toit est calculé tout juste pour passer sous le pont proche de notre hôtel. Des 3 choses prévues nous n'en validerons qu'une. Le temps est à la pluie, donc point de soleil et les lucioles ont peut être eu peur de la musique un peu forte de notre embarcation. De retour sur la terre ferme, nous nous délectons une nouvelle fois des crevettes et poissons cuits au BBQ dans l'un des restos sur le bord de rivière. Il nous faut en profiter car demain, nous quitterons la côte et le poisson pourrait être moins frais.
samedi 4 août 2018
Kampot et la mousson
Notre programme bien établi pour la matinée doit être interrompu par la météo. Nous avons bien pu prendre en scooter la direction du parc national de Bokor, gravir tranquillement les très nombreux virages, parfois très serrés pour atteindre un grand bouddha au premier sommet, mais dans les nuages à l'arrivée, ce qui gâche non pas la vue sur le bouddha massif et pas terrible esthétiquement , mais surtout la vue panoramique qu'offre normalement ce site. La météo peu clémente fait que les gardiens du temple s'amusent à jeter des fruits à une ribambelle de singes faisant ainsi le spectacle à regarder sans trop s'approcher de ces animaux vifs et chapardeurs. Nous souhaitions continuer sur cette même route mais avons du rebrousser chemin au bout de quelques kilomètres, pris dans un temps imitant une tempête d'equinoxe en Bretagne. Les bâches pour nous protéger au mieux, la tête dans les épaules, le nez dans le guidon, nous étions bien contents de retrouver notre hôtel après une trentaine de kilomètres dans cette situation où la pluie n'a pas cessé un seul instant, sauf quand on est arrivé 😆.
Toujours aussi téméraires, juste le temps de se sécher un peu et direction les marais salants au sud de la ville. Ce n'est certes pas la saison, mais on a pu découvrir de beaux paysages et de belles rencontres, toujours avec cette pluie de mousson aussi menaçante. De fait, nos bâches en plastique d'un design prouvé ne nous quittent plus et nous avons bien fait: de véritables trombes d'eau s'abattent sur la région de façon régulière, ce qui reste un vrai spectacle pour nous (facile à dire quand on est couvert et qu'on ne le subit que quelques jours alors qu'ici ça dure plusieurs mois et qu'il faut vivre avec). Même si l'activité ralentit pendant ces impressionnantes averses, à peine ont elles cessé que tout reprend comme si de rien était... jusqu'à la prochaine.
Cette ville est très agréable et comme on les aime. Mais il y a quand même une chose qui nous dérange: c'est le nombre d'hommes occidentaux âgés et seuls qui vivent ici. Une grande partie squatte les nombreux bars en buvant verres sur verres en fumant des cigarettes sans doute en chocolat. Leur état de santé n'est généralement pas des meilleurs, mais ce qui gêne le plus c'est d'imaginer qu'une partie d'entre eux est certainement là pour profiter de jeunes femmes cambodgiennes à bon prix. L'image qu'ils donnent est des plus déplorables et nous n'avons aucunement envie de discuter avec ces pauvres types.
D'autres occidentaux viennent ici profiter de prix très bas pour louer de grosses motos très bruyantes et pétaradantes ainsi que s'offrir facilement des herbes autres que le poivre. On voit certains aller au resto et se faire servir sans discrétion des sachets aux comptoirs. Nous profiterons pour notre part des excellents BBQ de crevettes, de baracuda ou de poulpes servis dans les très nombreux restos pour un prix dérisoire agrémenté d'une des bière locale, la Cambodia ou la Angkor.
vendredi 3 août 2018
Kep, poivre, crabe & poussière
Bien décidés à suivre les conseils de Ninon et ses parents (merci à eux, ils se reconnaîtront ), nous louons un deux roues pour une modique somme, bols compris pour découvrir une région à deux spécialités.
Après avoir déjà pas mal respiré de poussière sur la route en chantier, nous rejoignons via la route qui va vers le Vietnam tout proche (45 km) une ferme de culture du poivre, là où a travaillé Ninon lors de son périple asiatique de l'an dernier. Au bout d'une piste faite de pierre et de roche assez rouge pour repeindre notre scooter, nous découvrons la culture des divers poivres, qu'ils soient rouges, noirs, verts ou blancs. La visite est instructive et en français (ca permet de tout comprendre). Sothy, la propriétaire de ces quelques 800 pieds de poivriers sur 2 hectares a développé une belle activité pour promouvoir "le meilleur poivre du monde ". Faut reconnaître qu'il est excellent et n'a rien à envier à Mr Ducroc.
Nous enfourchons à nouveau notre valeureuse monture désormais rouge, pour filer sur la côte pour y découvrir Kep, une station balnéaire construite par des français et dont la spécialité, en plus de se valoriser comme la "St Tropez cambodgienne" mais sans la foule, est d'être la station où il faut manger le crabe au poivre dans un des restos en bord de mer. Nous nous refusons à nous opposer à ce grand plaisir évidemment. Quel régal de déguster avec les mains bien grasses ces charmants crustacés au Kimly, qui semble être un repère de français et où on retrouve d'autres compatriotes déjà rencontrés auparavant.
Petit tour à la plage pour vraiment s'assurer qu'il n'y a vraiment pas grand monde dans cette station pourtant dotée de très larges boulevards et où tout semble respirer les bienfaits d'une telle station.
Sur la route du retour, nous profitons de l'indépendance autorisée par le deux roues pour nous perdre sur un petit chemin en campagne et y rencontrer des paysans travaillant dans les rizières. Malheureusement, ils ne parlent que le kmer et il est difficile de discuter. Nous comprenons qu'il s'agit de la période de plantation du riz, totalement fait à la main par des paysans qui ne sont pas riches, loin d'en faut.
Quel plaisir de pouvoir rencontrer ces gens souriants, accueillants et simples.
Sur le retour, tout près de Kampot, nous en rencontrons deux autres car forcés de s'arrêter en raison d'une grosse pluie qui commence, nous cherchons à nous réfugier. Deux jeunes hommes, assis dans ce qui doit être un garage nous invitent à rentrer et à nous assoir en attendant. Nos discours se limiterons une fois de plus à des sourires, des courbettes comme ils savent si bien le faire et quelques photos. Heureusement que nous ne sommes pas en panne: le matériel dont dispose le "garagiste" devant tenir dans une seule de nos valises de voyage.
La traversée, au retour, de la même section de route en travaux nous fait maintenant ressembler à des mineurs de fonds, le gris de la poussière couvrant même le bronzage! On comprend pourquoi certains mettent des casques ou des masques. Ce n'est pas pour la sécurité mais pour pouvoir traverser des nuages de poussière 😎. Toutefois, on reconnaît qu'ils roulent assez prudemment et pas très vite quand ils sont en deux roues, mais dès qu'il s'agit de bus, camions ou 4x4, je fonce! et j'avertis mon arrivée par klaxon.
C'est la loi du plus gros, loi à laquelle on s'accoutume très vite.
jeudi 2 août 2018
Cambodge ou Camb'EAU'dge?
Nous sautons dans un tuk-tuk puis directement dans un taxi "maison" qui pour un bon prix va nous emmener directement au prochain point de chute: Kampot. Quand on parle d'eau, on s'est encore bien fait arroser tout au long du trajet d'une centaine de kilomètres avec une partie de route très mauvaise avec des trous rendus encore plus dangereux par la pluie abondante et en arrivant tout juste à Kampot: le soleil!
Juste le temps de se repérer un peu avant de découvrir cette région dont on nous dit le plus grand bien. La première impression de cette petite ville est bonne. On y retrouve le sourire des habitants qu'on avait un peu oublié sur l'île où les cambodgiens sont devenus les employés d'hôteliers étrangers, parfois peu regardants.
mercredi 1 août 2018
Plage, siestes, canoë, lecture: c'est tout
La mousson semble nous épargner ce matin. Soleil radieux et forte chaleur dès le petit jour; un peu avant 6 heures. C'est vrai qu'à force de dormir, faire des siestes et se reposer, on est réveillé tôt le matin.
Et bien aujourd'hui, le programme sera aussi chargé que la veille: RIEN comme aurait écrit sur son blog Louis XVI le jour de 14 juillet 1789. Sauf que nous on aura quand même fait une bonne longueur de plage à la marche, lu sous une paillotte, refait des siestes, s'être baignés plusieurs fois et avoir fait une balade en canoë.
On voit bien que ne rien faire c'est compliqué alors demain on remettra le pied sur le continent.
La mousson arrivée subitement en fin de journée nous accompagnera toute la soirée avec des trombes d'eau à faire déborder la mer. Pas de balade nocturne sur la plage 😓
mardi 31 juillet 2018
Ne rien faire, des deux côtés
On n'a pas réussi à tenir. On n'a pas pu ne rien faire comme on aurait du le faire. On l'avoue. Le soleil nous a inspiré à aller voir ce qui se passe de l'autre côté du pays où il faut ne rien faire. Un petit chemin de sable, en partie à travers la jungle avec ses bruits bizarres, on accède au bout de 1,5 kilomètres à l'autre "rien faire" de l'ile. Et là, c'est encore pire. Une très belle plage avec un peu plus de vent et des rouleaux et c'est tout. Mais faut quand même revenir sur l'autre côté pour ne rien y faire.
En y arrivant, nous tombons nez à nez avec des personnes avec qui nous avons déjà voyagé, notamment en bus entre Phnom-Penh et Battambang, puis entre Battambang et Siem Reap, lieu où nous nous étions séparés. Ça fait toujours plaisir de revoir des gens qu'on a déjà côtoyé. Claudia, Roland et leur fille Lucia, Suisses de Lucerne, sont forts sympathiques et les avons invités à venir dîner avec nous dans notre resort.
Entre temps, nous avons quand même réussi à ne rien faire de l'après midi en restant sur la plage sous une paillotte. Ah si: on a réussi à attraper de beaux coups de soleil
NB: même la connexion internet ne veux rien faire.
