mardi 31 juillet 2018

Ne rien faire à 360 degrés

Ne rien faire, des deux côtés

On n'a pas réussi à tenir. On n'a pas pu ne rien faire comme on aurait du le faire. On l'avoue. Le soleil nous a inspiré à aller voir ce qui se passe de l'autre côté  du pays où il faut ne rien faire. Un petit chemin de sable, en partie à travers la jungle avec ses bruits bizarres, on accède  au bout de 1,5 kilomètres à  l'autre "rien faire" de l'ile. Et là, c'est encore pire. Une très belle plage avec un peu plus de vent et des rouleaux et c'est tout. Mais faut quand même revenir sur l'autre  côté pour ne rien y faire.
En y arrivant, nous tombons nez à nez avec des personnes avec qui nous avons déjà voyagé,  notamment en bus entre Phnom-Penh  et Battambang,  puis entre Battambang  et Siem Reap, lieu où  nous nous étions séparés. Ça fait toujours plaisir de revoir des gens qu'on a déjà  côtoyé. Claudia, Roland et leur fille Lucia, Suisses de Lucerne, sont forts sympathiques  et les avons invités  à venir dîner avec nous dans notre resort.
Entre temps, nous avons quand même  réussi à ne rien faire de l'après midi en restant sur la plage sous une paillotte. Ah si: on a réussi à attraper de beaux coups de soleil
NB: même la connexion internet ne veux rien faire. 

lundi 30 juillet 2018

Be relax and do nothing

Sergei, l'un des deux gérants ukrainiens de notre resort me l'a dit quand je l'ai interrogé sur ce qu'on peut faire ici: "be  relax and do nothing". Pour résumer; on est là  pour ne rien faire  et on va essayer de le faire le mieux possible. Petite marche sur la plage de sable fin le matin, repas et direction une des paillotes pour y passer l'après midi. Sieste et lecture. C'est tout! On essaiera de faire aussi bien demain.

dimanche 29 juillet 2018

La route vers le paradis

De Siem Reap dans le nord, alors  que nous sommes à mi parcours  de notre voyage  c'est  vers le sud que nous nous envolons à  bord d'un MA60 (Antonov 20 pour les connaisseurs). Partis sous des troubles d'eau, nous atterrissons...sous des trombes d'eau une heure plus tard. Passage par Sihanoukville, pour récupérer vite fait les billets de ferry et sauter  dans un camion direction le port où  le bateau nous attend. C'est là  qu'on voit la bonne organisation  cambodgienne. Il nous aura fallu moins de 3 heures entre notre point de départ et l'arrivée  sur les plages  paradisiaques de cette petite île située dans le golfe de Thaïlande. La prise en charge est tout le temps assurée  entre l'hôtel qui nous a fait venir un tuk-tuk pile poil à  l'heure, le taxi à l'arrivée qui nous a indiqué  le bon endroit pour les billets  (en plus à un prix largement plus bas  que ceux annoncés), la prise en charge en camion bâché,  style armée, la montée immédiate  dans le bateau en nous indiquant où descendre tout en plaçant nos bagages de façon privilégiée et au final le taxi boat driver de l'hôtel  qui nous attend au bout du quai.
Et dire qu'on va passer 4 nuits ici...ça  va être compliqué de tenir le coup. Alors on va tout faire pour  y arriver. Notre resort composé  d'une dizaine de bungalows donne directement sur une immense plage de sable fin qui fait toute la longueur de la baie. Un peu tard ce soir  pour découvrir  tous les charmes  de ce petit paradis sur terre. Soyez  compatissants s'il vous plaît en imaginant  le calvaire qu'on va vivre. 

samedi 28 juillet 2018

Musée, marche et marchés à Siem Reap

Une fois les nombreux sites de Angkor en partie visités lors des deux jours précédents, l'heure est au repos ou presque. Ces temples de pierre ont été construits entre le 9ème et le 15ème siècle et les archéologues  qui ont découvert récemment ces merveilles ont eu la bonne idée  de mettre à l'abri les pièces rares dans le "national museum de Siem Reap". Dans ce bâtiment, on retrouve de façon structurée, de très belles pièces, essentiellement  en pierre, rarement en bois. Ce musée  retrace l'histoire  des sites et de leurs rois  concepteurs,  mais aussi et de façon détaillée, l'histoire  du bouddhisme et de l'hindouisme dans la région. On peut notamment voir une salle aux mille bouddhas, généreusement présentés. Deux regrets: les photos sont interdites, on se demande pourquoi et l'absence d'expositions des autres merveilles qu'on peut imaginer en parallèle du reste (couronnes des divers régnants, bijoux, bagues, tenues...). Une dernière chose: le prix: 12 $ par personne ce qui fait qu'on n'est très peu à faire la visite.
Tuk-tuk à l'aller mais marche tranquille pour revenir dans le centre, ce qui permet de voir autre chose que les secteurs où tous les touristes vont. Nous en profitons pour faire divers achats de souvenirs sur et en dehors des marchés. Nous aimons flâner sur ces marchés locaux, dans des dédales de couleurs, de mélanges, de bruits et d'odeurs. Bien sûr comme partout il faut absolument négocier tout et quelques fois pour des sommes ridicules, même si â force de négocier on a l'impression de faire une bonne affaire, il est certain  que c'est toujours le vendeur qui au final fait la bonne opération.
Les rues sont aujourd'hui un peu plus calmes car la campagne électorale  pour les élections législatives qui auront lieu ce dimanche à pris fin hier. Ces derniers jours, on pouvait voir de véritables défilés  de nombreuses voitures et motos bruyantes avec des hauts parleurs assourdissants. Aux sons de discours sans doutes politiques à fortes décibels et de nombreux drapeaux, ces cortèges étaient fortement  encadrés  par  les forces de police. Nos amies Romane et Lucie nous ont envoyé des images de Phnom Penh où ces défilés ont créé un chaos au niveau de la circulation déjà très dense.
C'est l'occasion de dire deux mots sur la vie politique de ce beau pays. C'est tout simplement un régime autoritaire. Pour comprendre : 1-le premier ministre est  en place depuis 33 ans (imaginez qu'à  cette même  époque c'était Mitterand le président  et Fabius son premier ministre ). 2-le dirigeant du principal parti d'opposition à été emprisonné fin 2017. 3- une trentaine de radios d'opposition a du arrêter  d'émettre et la seule qui restait à été rachetée  par une entreprise appartenant au premier ministre. 4- comme il n'y a qu'un seul vrai parti et que c'est lui qui annonce les résultats... en faut-il encore pour comprendre cette mascarade de démocratie.
Pour finir cette dernière journée ici,  j'ai joué  au vrai touriste qui s'est laissé  tenté  par les bains de pieds dans des aquariums où des poissons viennent vous manger les petites peaux. Je peux vous assurer que c'est le dessous des pieds, au niveau de la plante, que c'est le plus sensible. Il faut un peu de temps pour s'adapter aux chatouillements que ces toutes petites bêtes  vous procurent. Expérience  à tenter.

vendredi 27 juillet 2018

Angkor et Angkor

Ce qui semblait si agréable hier semble aujourd'hui s'estomper. Nous avions pu visiter le "grand  circuit" d'une façon calme et sereine, mais ce matin le début de visite de l'incontournable site de Angkor Vat (sur le petit circuit) commence dans une foule de groupes chinois  tous plus pénibles les uns que les autres. pour dire: certains guides ont des hauts parleurs. Ces temples sont l'attraction numéro 1 de l'ensemble de tous ceux regroupés dans la région et ne pas le visiter c'est comme aller à Paris sans voir la tour Eiffel. Un pont d'accès en plastique flottant  nous démontre qu'il y a une foule immense et le flux est incessant, malgré la basse saison.
Mais le site vaut vraiment ce sacrifice de supporter ces visiteurs peu agréables. La visite dure presque deux heures si on veut prendre le temps de voir l'essentiel. Ces bâtisses construites  par un roi au 12ème siècle, sont très riches en architecture. On a du mal à imaginer le travail réalisé  à  cette époque avec les moyens d'alors et si en plus il faisait aussi chaud... Par ailleurs, quasiment tous les blocs de pierre sont sculptés, tout comme les interminables fresques qui couvrent les murs d'enceinte. C'est un des seuls bâtiments qui n'avait pas été oublié et qui a toujours été  maintenu en bon état même si l'usure du temps se fait ressentir. Ce temple est si important pour les cambodgiens qu'il apparaît de façon distincte sur leur très joli  drapeau.

Nous repassons ensuite voir la partie non vue hier du Ta Phrom et y découvrons encore d'autres  merveilles. Ces racines d'arbres vieux pour certains de 600 ans, se mêlant aux constructions humaines représentent une très belle harmonie qui a notamment inspiré Tomb Raider  (des scènes ont été tournées  ici) et a certainement inspiré les créateurs des films d'Indiana Jones.

Nous finirons notre visite par le Bayon, également impressionnant par ces plus de 200 grandes  têtes sculptées dans la pierre. Elles sont sensées représenter un roi mégalo  de l'époque et donnent aujourd'hui  un côté mystique qu'on n'a pas trop de mal à imaginer dans tous ces dédales si mystérieux.

C'est  avec plaisir que nous avons été  conduits par Sekla pendant ces deux jours . L'option tuk-tuk pour la visite est à notre goût la plus appropriée. De plus quand on a un chauffeur comme le nôtre, on le quitte en cette fin d'après-midi avec nostalgie.

La piscine de l'hôtel, pour nous tous seuls, nous permettra de reposer nos mollets après ces grosses journées de visites sous une chaleur  écrasante et lourde.


jeudi 26 juillet 2018

Pierres & vacances

Sekla, notre chauffeur de tuk-tuk est déjà fin prêt  lorsqu'on prend notre copieux petit déjeuner. Nous  avons prévu pour cette première journée de découvrir ce qu'on appelle le grand circuit, soit 24 kilomètres   d'un parcours où se suivent  des temples tous différents et tous avec leur particularités. Après avoir acquitté  la copieuse somme de 62 $ par personne (ca pique!) pour le forfait de visite pour 3 jours (une des rares choses qui ne se négocie pas ici), notre agréable chauffeur nous conduit de site en site. Dans l'ordre  d'apparition nous aurons quand même visité: Banteay  Kdei, Pre Rup, Eastern Baray, Ta Some, Neak Pean et Pre Khan. L'ensemble des 287 temples qui constitue  l'ensemble de cette merveille  s'étend sur 400 kilomètres carré. Pour en finir  avec les chiffres, ce sont 1,2 millions d'étrangers par an  qui foulent ces vestiges récemment redecouverts. Ce chiffre peut laisser penser qu'il y a foule partout comme au mont St Michel. Et bien non, car l'immensité des sites fait qu'on y circule facilement et qu'on peut même prendre des photos avec personne devant. Sauf qu'il y a les chinois, un peu chelous et quasiment toujours en groupe. Quand ils arrivent d'abord  ça  s'entend, puis passe en s'invitant dans le décor  en se prenant en photo  devant tout et ça repart. Seule solution: les précéder. Et si la vague vous rattrape  (leur temps est compté  par le bus qui les attend), la solution est de s'assoir et de les laisser passer.
Mais revenons à Angkor où  l'un de nos site préféré pour cette première  journée reste celui de Pre Khan. On y retrouve grand nombre de particularités de ce qui fait Angkor. Imaginez un peu: une suface construite  faisant 600 sur 800 mètres avec de splendides sculptures assez bien préservées  partout,  une architecture harmonieuse, des arbres qui tentent de reprendre leur place en emmêlant leurs racines avec les énormes blocs de pierres sculptées, les sons de la nature environnante comme dans un documentaire  de la télé. Rajoutez à cela   le calme, la sérénité et le sourire des Cambodgiens et vous aurez vite fait d'oublier les petits désagréments  (les moustiques, la chaleur qui nous aura fait boire et transpirer  plus que de raison, les deux grosses averses qui nous auront obliger à aller déjeuner plus tôt que prévu  et les chinois) on les aime bien quand même. Faut juste leur rappeler d'adapter leurs comportements au pays visité et le respect des autres.
En début de journée, nous avions prévu de profiter du coucher de soleil sur l'emblématique Angkor Vat, mais il est trop tôt même s'il fait nuit à 18h30 en cette période. Suffisamment fatigués par les grandes visites de temples et leur immensité  et leurs escaliers, notre choix se porte pour un retour à l'hôtel. Un autre moment  est également  conseillé pour de belles photos de ce site, c'est le levé du soleil mais la non plus pas envie de se lever à 4heures d'autant plus que rien ne garantie le soleil en cette saison de mousson. Nous irons donc voir  le fameux Angkor Vat demain.
Pour ce qui est de notre hôtel, il faut dire que le jeune personnel est aux petits soins  d'autant qu'on à l'impression  d'être  quasiment  les seuls clients. Cet hôtel situé  juste après la fin d'un des night markets est très bien agencé,  au calme tout en restant d'accès facile au centre ville très animé que ce soit en restaurants  (835 répertoriés  à  ce jour) en commerces en tous genres mais surtout axés touristes de masse  (nombreux bars, boutiques et marchés  aux souvenirs  et boutiques de massages). Beaucoup de monde avec des rabatteurs omnipresents, pour vous proposer un tuk-tuk, un massage,  d'acheter pleins de souvenirs souvent de mauvais goût  ou des tee-shirts contrefaits.